Surtout ‘’La nuit du Décret’’, roman étudié dans un dossier à part






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títuloSurtout ‘’La nuit du Décret’’, roman étudié dans un dossier à part
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évocation de la vie et de l'oeuvre de Jean Sénac, poète algérien mort assassiné’’

(2002)
Essai de 220 pages
Michel del Castillo dénonçait avec force la dictature des généraux.
Commentaire
Ce réquisitoire souleva des oppositions furieuses.

Il précédait :

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‘’Une répétition’’

(2002)
Pièce de théâtre
Durant une répétition, un metteur en scène, une assistante et un écrivain s'affrontent : à partir du texte qui évoque le destin et l'oeuvre de Jean Sénac, poète pied noir qui a choisi l'Algérie, a revendiqué l'homosexualité et est mort assassiné en 1973, ils parlent de l'Algérie, de la guerre d'indépendance et plus largement des rapports entre la France et l'Algérie... Mais au-delà du malheur, la pièce s'achève sur l'espoir de tout un peuple.
Commentaire
Sans aucun didactisme, Michel del Castillo révéla la vie du grand poète algérien à l'écriture hallucinée, éclaira l'ombre de son destin dramatique par la lumière blanche d'un pays frappé par la fatalité.

La pièce, mise en scène par Armel Veilhan, fut jouée à L’Espace Culturel Confluences, à Paris.

Deux textes l’encadraient. Le premier est une lettre ouverte adressée au directeur d'un théâtre parisien subventionné qui a refusé de faire représenter la pièce, lettre qui dénonçait avec force la censure de la pensée unique. Le deuxième est un bref essai sur l'homosexualité et, plus largement sur le désir.

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‘’Colette en voyage’’

(2002)
Essai
Les vies de Colette furent faites de voyages. Ce qui la propulsait en avant? L’argent, bien sûr, autant dire l’indépendance, dure conquête pour les femmes de sa génération. Artiste de music-hall, danseuse nue, mime, comédienne, conférencière, journaliste, de ville de province en capitale, de chambre d’hôtel en théâtre, elle échappa à la solitude en écrivant à Sido, à ses frères, à Missy, son amante, à ses maris, aux Jouvenel père et fils, à Annie de Pène... Au fur et à mesure que sa notoriété s’étendit, ses voyages devinrent plus solennels. Quand la célébrité versa dans la gloire, la vieille femme se chauffa au soleil, à Saint-Tropez, à Monaco, à moins qu’elle n’ait sommeillé sur le pont du yacht des Rothschild, ou qu’assise près du Glaoui, pacha de Marrakech, elle n’ait applaudi aux fantasias des cavaliers berbères. Ses vies furent aussi faites d’amour, et, pour elle, voyager, ce fut d’abord aimer.

Le volume est organisé en huit sections, chacune introduite par une pénétrante présentation de Michel del Castillo (de quatre à six pages) :

1. « De l’extase à l’angoisse »

2. « Au bout de la terre »

3. « Le bazar wagnérien »

4. « La vagabonde »

5. « La baronne »

6. « Italie, une civilisation »

7. « Les voyages de l’amour »

8. « Les chemins de la gloire ».
Commentaire
L’essai éclaire une oeuvre, rend hommage à une vie, est prolongée par une importante iconographie car Michel del Castillo nous fait voyager parmi les documents de l’écrivain et nous en dévoile les visages multipliés par le temps. Le texte accompagnait un album aussi charmant qu'instructif composé à l'occasion de l'exposition estivale du Musée de la Poste, à Paris, intitulée ‘’Les voyages de Colette’’ qui réunissait une collection d'autographes particulière, de cartes postales inédites en provenance de New York, Zurich en passant par la France « d'en bas » où le soleil brille fort (Juan-les-Pins, Monaco, etc.). Il émane un charme désuet de ces messages affectueux destinés aux proches et familiers.

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Les portes du sang”

(2003)
Roman de 375 pages
Qui était Clara del Monte? Une révolutionnaire, héroïne de la guerre d'Espagne, animatrice de Radio Madrid, contrainte à l'exil en France et internée dans les camps de Lozère par la République de Daladier? Une femme fatale andalouse, superbe et provocante qui, habillée en Jean Patou et parfumée par Guerlain, aurait fait la cocotte pour de hauts dignitaires allemands? Une traîtresse? Une vulgaire espionne? Un monstre de duplicité et de mensonge, une figure de la manipulation digne d'une Milady? Une seule chose est sûre : cette femme, «animale dans ses attachements, cruelle dans son indifférence», a été la mère, à la fois initiatrice et destructrice, d’un petit garçon que souvent elle rejeta et parfois protégea? En mars 1939, elle fuit l'Espagne franquiste et se réfugie en France, comme bien d'autres républicains, avec Tchoun-tchoun qui a cinq ans. Après avoir été ballottée entre le camp d’internement de Rieucros, la Lozère, Vichy et le Sud de la France, s’est-t-elle servie de son fils pour améliorer son sort? Elle l'abandonne, âgé de neuf ans, et il est déporté en Allemagne. Il reste que, par son insoutenable légèreté de l'être, par une vie en changement de décor perpétuel, faite de détachement et d'abandons successifs, de retours de fortune et de déchéance subite, de passions débridées et d'intrigues secrètes, cette Médée andalouse lui a entrouvert les portes d'une légende. Il rapporte l'anecdote fondatrice d'un certain cadeau de Noël, le livre des ‘’Mille et une nuits’’, qui le fascina non point tant par le récit de ces féeries inlassablement renouvelées, que par les liens si fraternels qu'il noua avec Schéhérazade, sœur d'infortune, dont la vie, comme la sienne, est entre les mains d'un maître et bourreau. Car Madrid est sous les bombes des avions italiens et allemands. L’enfant, alors âgé de six ans, vit la terreur au quotidien. « Le jour où tout sera silencieux, c'est qu'ils seront entrés dans la ville. Ils me fusilleront. N'oublie pas, prends tes affaires et cours te réfugier à l'ambassade de France. »

Cinquante ans plus tard, Tchoun-tchoun s’appelle Xavier Montel et est devenu pianiste. Élisa, une amie, tente d’en savoir plus sur son enfance…
Commentaire
Les portes du sang”, deuxième tome de la trilogie commencée avec “Les étoiles froides”, est une nouvelle mise en œuvre du drame intime de Michel del Castillo, de la tragédie familiale qui le hante depuis l'enfance et qu'il s'acharne à écrire pour se sauver de sa propre mémoire. Sa mère, il l'a aimée comme un adulte, d'une passion farouche, quasi incestueuse, se faisant le confident de ses coucheries et le complice de ses crimes. Aussi la voue-t-il à une malédiction qu’il imagine aussi implacable que la colère des dieux antiques.

À partir de témoignages, de lettres, de documents administratifs ou de ses souvenirs propres, il mène l’enquête. On tourne les pages dans l’espoir, comme lui, comme chaque personnage de la vie de Clara, d’avoir enfin une réponse. On passe d’état d’âme en état d’âme sans jamais trouver la clé définitive, celle qui nous permettrait de savoir. Ce qui vaut au lecteur de de tenter de résoudre une énigme : l'enfant était-il aimé, trop aimé, ou maltraité, utilisé comme moyen de chantage idéal? comme bouclier humain?

Au-delà de l’histoire personnelle, ‘’Les portes du sang’’ nous font revisiter la page angoissante de l’histoire du fascisme en France.

Le roman s’ouvre sur une courte mais dense et précieuse préface où l’auteur prend le temps d’expliquer au lecteur que ce qu’il tient entre les mains n'est pas le fruit d'un ressassement névrotique, « mais de l'approfondissement du même motif, traité par d'autres moyens », que c’est bien un roman et non pas une autobiographie, à tout le moins une autobiographie qui cherche non à dire la vérité mais à « en construire une », comme dans un roman, que Clara del Monte est un personnage de fiction, un personnage en quête de réalité, en attente de mémoire, lequel, tant qu'il n'aura pas récupéré et l'une et l'autre, exigera de son démiurge qu'il le laisse errer dans ses livres. Clara deI Monte est la preuve « vivante » que l'art ne guérit jamais de rien, que c'est l'ignorance qui fait les livres, que la langue est un royaume inaccessible. Clara deI Monte, c'est la mémoire du temps.

Ce texte appartient donc au domaine de l’art, dont la fonction première est de transfigurer la douleur de toute existence : « Écrire, c’est débrider les plaies. » Même si la matière fictionnelle des ‘’Portes du sang’’ entretient une relation étroite avec la vie propre de Michel del Castillo, il n’est en rien réductible à cette donnée biographique brute et immédiate. Ici, le seul point commun entre la vie et l’œuvre du romancier concerne l’interrogation sur la nature des relations entre une mère et son fils. La littérature est à ce prix, dans le ressassement d’une énigme : éprouvait-elle de l’amour pour lui ou s’en servait-elle pour obtenir des avantages en temps de guerre? Question abyssale…

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‘’Le jour du destin’’

(2003)
Pièce de théâtre
Laredo, qui est nouvellement enrôlé dans la police, ne peut préserver ses enthousiasmes de jeunesse car la lucidité ronge sa candeur. Il se rend compte que son supérieur, Pared, est un fasciste et que Puig, qu’il interroge, est un idéologue anarchiste. Au cours des interrogatoires, ils s'affrontent et, en même temps, se retrouvent et communient parfois dans leurs illusions perdues et dans une infime certitude : la politique, le pouvoir, comme passion et comme abîme, ne sont qu'un voile jeté sur une souffrance demeurée longtemps sourde ou inconsciente. Privés d'un souffle spirituel, ils sont incapables d'amour. Ils sont divorcés ou rejetés par leurs enfants, orphelins. Les seuls liens qui les unissent sont ceux de la souffrance, d’une fraternité tragique qu'ils n'ont pas choisie et qui ne peut les apaiser. Ils courent à leur perte et le savent. C'est ainsi que, semant la mort autour de lui, Pared finit par y aspirer pour lui-même, peut-être comme un beau geste, dans cette effroyable esthétique fasciste. La mort, alors, n'est pas une rédemption. Seul Puig entrevoit un rai de lumière lorsque, dans ses ultimes instants, il refuse sa haine à son bourreau. Mais il est trop tard. Tout est écrit.
Commentaire
Michel del Castillo reprit les personnage de son roman ‘’La nuit du Décret’’ dans cette pièce par laquelle il continua donc à creuser le sillon de son oeuvre, et dont il a dit qu’elle est « une métaphore ». Par elle, il nous conduit dans les couloirs secrets de l'Histoire. Peu importent le lieu ou le temps, les recoins des dictatures sont les mêmes : les procès n'en sont pas, les accusés sont forcément condamnés, la présomption d'innocence est ignorée, quand elle n'est pas moquée. Et quelle innocence d'ailleurs? Chacun l'a oubliée.

Le phalangiste, l'inquisiteur, le policier parcouraient déjà les romans de Michel del Castillo, comme des échos autobiographiques à la figure de son père. Et ces êtres infâmes interrogent l'humanité de chacun ; parce qu'ils la pervertissent, ils la révèlent.

L'écriture est tendue à l'extrême, pour tracer ces trajectoires qui fusent vers leur fin. Livrant les personnages dans leur sécheresse, les dialogues claquent, sont comme des exécutions.
Mise en scène par Jean-Marie Besset et Gilbert Désveaux, la pièce fut créée le 27 août 2003 au Théâtre Montparnasse avec, dans les principaux rôles, Michel Aumont et Christophe Malavoy.

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‘’Sortie des artistes. De l’art à la culture, chronique d’une chute annoncée’’

(2004)
Essai
« Cette réflexion sur l'antagonisme irréductible qui sépare l'Art et la Culture ne doit rien aux circonstances. Elle a accompagné toute ma vie, sauvée et forgée par les artistes. Elle ponctue mon œuvre depuis 1958 (postface à La Guitare) jusqu'à 2002 (préface des Portes du sang). Je l'ai approfondie dans deux livres consacrés à des écrivains - Dostoïevski, Colette -, et je choisis maintenant d'évoquer le théâtre car la scène, depuis ses origines, démontre les rapports ambigus qui se nouent entre les artistes, l'État et la politique.

Si je retrace les parcours passionnés et mouvementés des grands créateurs que furent Jacques Copeau, Charles Dullin ou Louis Jouvet, puis Jean Vilar ou Jean-Louis Barrault, c'est que leurs destins et leurs choix épousent ceux du pays, jusque dans ses défaillances et ses erreurs. Je ne m'interdis pas la polémique. Comment l'éviter alors que le sociologisme démocratique entretient la confusion, étouffant la critique, empêchant la révolte?

Au lieu de révéler le scandale que la société du spectacle tente de cacher, les agents culturels s'en font les propagandistes zélés. En dénonçant la complicité qui lie ces créateurs fonctionnaires aux politiques, je veux rappeler que la liberté de l'artiste ne se sépare jamais de celle du citoyen. »

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‘’Dictionnaire amoureux de l’Espagne’’

(2005)
Essai de 408 pages
L'ouvrage comporte cinquante-six entrées, allant de la lettre A, comme Al-Andalus, à laquelle il consacre quinze entrées, témoignant de la forte influence arabe sur la formation du castillan, au Z emblématique de la légère et populaire Zarzuela à la gravité poétique et religieuse d'un Zurbaran, touchant au passage : Albéniz, Almodóvar, Calderón, Cervantès, El Greco, Falla, Góngora, Goya, Lorca, Ortega y Gasset, Picasso, Vélasquez, Unamuno.
Commentaire
Quel privilège, pour un écrivain renommé, que d'offrir sous la forme d'un dictionnaire le florilège de son savoir et de ses goûts concernant sa patrie ! Chaque fois qu'il s'agit de l'Espagne, on fait appel aux compétences de Michel del Castillo. Pourtant, s’il a conservé son nom espagnol, il affirme qu'il n'aime pas l'Espagne ; bien pis qu'il déteste les Espagnols. Mais il s'est attaché à donner du pays une composition consensuelle aux touches personnelles. On peut donc le croire quand il tient ce « Dictionnaire amoureux » pour une sorte de testament. Ses choix ne sont pas primesautiers. Son alphabet cherche, par induction, une cohérence historique, une continuité du modèle choisi, la permanence d'une pensée. Il explore toutes les facettes de l'âme espagnole. La fluidité du texte réserve de beaux moments au lecteur, qui, quelles que soient ses connaissances et son humeur, trouve dans cette élégante vulgarisation à aviver sa curiosité pour les mystères de l'Espagne. On y stigmatise le chaos récurrent, comme on y louange l'effervescence des arts et de l'intelligence. Mais une toute petite page est consacrée à l'ETA ; six, à l'autodafé, car, dit-il, «J'aime ce qui élargit ; je n'aime pas ce qui rétrécit.» Il déroule, selon le parti pris de la collection, le fil d'une expérience vécue et d'une méditation presque tout entières consacrées à l'Espagne. Il se livre à un recensement douloureux comme le fut l'histoire tour à tour glorieuse et amère de ce grand pays (comme le fut son enfance déchirée), mais transfigurée aujourd'hui en une foi sereine en sa vitalité démocratique et en l'élan dynamique de son peuple. Car le fait d'avoir si vite reconquis la place de choix qui lui revenait en Europe rejette irrévocablement dans un passé devenu presque étrange toute une foule de clichés, de vieux et stériles débats sur la fatalité historique de la nation, son impuissance à dépasser ses conflits les plus anciens :

- entre la Castille et l'Espagne périphérique ;

- entre tenants d'un catholicisme d'État intransigeant, voire fanatique, et « hétérodoxes » de tout poil et tout aussi crispés, juifs mal convertis et morisques difficilement assimilables, la figure des inquisiteurs, humanistes érudits autant que bureaucrates d'un État impitoyable pour toute pensée hérétique, ne manquant pas d’ambiguïté ; tandis que la tolérance si hardiment prêtée aux royaumes musulmans ne fut bien réelle qu'aux temps premiers des Omeyyades ;

- entre don Quichotte et Sancho Pança, rêve et réalité, illusion de gloire et solide pragmatisme terrien, lui-même subjugué, volens nolens, par les prestiges de la folie poétique ;

- entre illustres historiens nationaux se disputant sur le fait de savoir si l'Espagne existait dans son essence bien avant l'arrivée des musulmans, ou si elle n'a pu se penser elle-même que dans les combats de la Reconquête.

« L'Espagne invertébrée » de José Ortega y Gasset, celle du « sentiment tragique de la vie » de Miguel de Unamuno et de sa fameuse boutade « Nous sommes des Africains » ont, comme le note Michel del Castillo, bel et bien fait long feu, même s'il en reste quelques absurdes séquelles. La permanence reconnue d'une pensée obstinément conservatrice, loin dans le temps, même après celui des Lumières (celui de Charles III de Bourbon, de Goya et de bien d'autres « illustrados »), trouve ici son aboutissement dans le court chapitre consacré à Franco. Nous en avons fait un fasciste (le dialogue de l'auteur avec Sartre sur ce sujet est éloquent !), « il ne fut qu'un général fondateur d'une banale dictature militaire et cléricale » dans la ligne, devenue dérisoire, des Habsbourg ; par ailleurs, il fut aussi, et à force de durer pacifiquement grâce à une répression très ciblée politiquement, l'accoucheur d'« une classe moyenne qui n'avait jamais existé en Espagne et sans laquelle la démocratie après lui n'aurait pu fonctionner ».

De ce trop lourd passé une sagesse a pu naître. Et prospérer. Il est donc aussi vain d'en proscrire la mémoire avec tous ses excès que d'en faire un fatum romantique. « Car l'expérience historique de l'Espagne, rappelle opportunément Michel del Castillo, éclaire tous les Européens sur eux-mêmes, sur le chemin parcouru, sur les erreurs et les crimes, mais aussi sur les réussites et les triomphes. » Car c'est en Européen, au nom de l'Espagne, qu'il signe un chant à deux voix : «l'orthodoxie catholique et la sourde résistance des minorités, morisques, juifs, gitans, homosexuels, protestants, athées, républicains». Cette tension entre la résistance du passé et l'esprit combatif des marges, il la voit africaine, émancipée, violente et généreuse. Sa pensée imagée respecte, plus que l'image d'Épinal, le digne parcours d'un homme du XXe siècle, qui a subi les nazis.

La notion de civilisation y grouille de complexité. On y suit des géants de l'histoire, des villes dirigées par des despotes, chicaneuses, érudites et sanglantes. Del Castillo écrit avec panache, passant de la mosaïque culturelle à l'unité architecturale, du franquisme au tourisme, de la fureur des engagements idéologiques à «la révolution copernicienne» des années soixante, qui abolirent «le conservatisme le plus idiot, un bigotisme imbécile, un patriotisme mesquin, grandiloquent».

L’essai parut dans la collection créée par Jean-Claude Simoën, ‘’Dictionnaire amoureux’’. Il rallia tous les suffrages.

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‘’La mémoire de Grenade’’

(2005)
Pièce de théâtre
Commentaire
Le comédien François Marthouret la lut à Montauban, dans le cadre du Festival des Lettres d’Automne, dirigé par Maurice Petit.

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‘’La religieuse de Madrigal’’

(2006)
Roman de 320 pages
Un jour torride de juin 1575, au cœur de la Castille, sa tutrice, apportant une dot de six cents écus d’or, conduit Ana d’Autriche, qui est âgée de six ans, au couvent des carmélites réformées de Madrigal de las Altas Torres, où on l’enferme contre son gré pour qu'elle y devienne religieuse. Elle est la petite-fille de Charles Quint, la fille naturelle et cachée de Don Juan d'Autriche, le frère bâtard du roi Philippe II d'Espagne, le futur vainqueur de la bataille de Lépante contre les Turcs où Cervantès perdit un bras, qui mourut à Namur et dont le cadavre fut découpé en morceaux pour pouvoir traverser la France clandestinement et être inhumé à l’Escurial. Le sort d’Ana a été décidé avant même sa naissance par le vieux monarque castillan qui tient à protéger de toute souillure la pureté de son sang et qui, maladif et paranoïaque, confiné dans son palais, surnommé « Cagatintas », « le chieur d’encre », pond sans relâche des ordres qui, vu les distances, parviennent souvent caducs à destination. Mais il s’est donné pour maxime et programme : « Mieux vaut être un monarque sans sujets que régner sur des hérétiques » ! Or Don Juan a eu Ana d’une femme appelée Maria de Mendoza, reléguée dans l’oubli à l’époque où cinquante mille Moresques étaient déportés d’Andalousie vers le Nord dans la neige et le froid. Il lui a également fait un frère, Francisco.

Ana d'Autriche, dont le nom de religieuse est Ana de Jésus, grandit en feignant d’obéir au monarque, son confesseur portugais facilitant ses ruses. Mais, à la veille de la profession solennelle de ses vœux, révoltée, elle refuse de prendre le voile et, avec une éloquence admirable, proteste, argumente, plaide pour sa liberté et son identité bafouées, revendique le droit à l'affection et à l'amour dont elle a été privée depuis son enfance. Courageuse dans ses opinions, elle va jusqu’à rédiger une lettre au Saint-Père dans laquelle elle invoque les droits inaliénables de sa personne. Aucune voix ne s’élève pour la défendre. On ne lui demande pas de faire semblant d’être ce qu’elle n’est pas ; on lui demande seulement de se soumettre à l’ordre social. Elle doit s'incliner, mais profite de ses origines royales pour obtenir certaines dérogations à la règle monastique.

C'est ainsi qu'elle reçoit la visite du mystérieux Gabriel de Espinosa qu’on dirait engendré par la solitude où elle a été si longtemps confinée : « Nos amours ne sont-ils pas la rencontre d’une attente et d’une apparence? » Il la persuade qu'il est bien le roi du Portugal Sébastien, dont les exploits guerriers ont nourri l’imagination d’Ana que sa défaite et sa mort présumée aux mains du sultan du Maroc ont jetée dans un abîme de douleur. Cela a d’ailleurs permis à l’Espagne d’envahir le Portugal et d’en chasser les Juifs vers la France. Sébastien aurait dû emprunter l’identité de Gabriel de Espinosa afin de remonter un jour sur le trône du Portugal. Ana tombe follement amoureuse de lui et une passion torrentueuse naît entre ces deux personnages égarés. Elle accepte tous les sacrifices et toutes les humiliations pour l'aider à retrouver sa couronne. C’est une passion fatale, car Philippe II, qui a fait valoir ses droits à la couronne du Portugal, veille et ne laisse pas un «imposteur» menacer son pouvoir.

Gabriel de Espinosa aide Ana à préparer sa fuite, mais est dénoncé et arrêté par un juge de Valladolid qui le fait condamner pour crime de lèse-majesté. Il périt écartelé sans avouer qui il est. Après trois ans de cachot à Avila, Ana est réhabilitée à la mort de Philippe II. Elle disparaît et on perd sa trace.
Commentaire
Cette brûlante histoire d'amour doublée d'une énigme historique jamais résolue sert de trame de fond mais aussi de prétexte au romancier Michel del Castillo pour remettre en question les fondements du roman historique et en traquer tous les faux-fuyants. Avec ‘’La religieuse de Madrigal’’, il propose une nouvelle mouture de ce genre rebattu en imbriquant faits historiques, conjonctures et surtout le rappel constant de sa propre expérience du rejet et de l'enfermement, puisqu’il s'est lui aussi fait voler son enfance. Aussi, faute de posséder toutes les clés nécessaires, les lecteurs pour qui l'œuvre de Michel deI Castillo n'est pas familière seront peut-être agacés par ses nombreux allers et retours entre l'histoire qu'il raconte et le rappel de ses propres expériences, car il est lui-même un rescapé du franquisme et des camps de concentration, qui a connu l'exil, l'abandon et l'enfermement. Et ce livre très personnel dessine en creux l'image de l'auteur, un enfant abandonné qui souffre encore soixante ans plus tard. Dans une courte préface, il avoue qu'il a choisi l'histoire d'Ana d'Autriche parce qu'il s'est reconnu dans le sentiment d'isolement et d'abandon, la passion farouche de la liberté, la colère et les élans de cette femme qui a vécu il y a trois siècles enchaînée à la fatalité de son enfance et recluse. «Quand j'ai rencontré la petite Ana de Jésus, j'ai reconnu une métaphore éloquente de mon destin», écrit-il. Tout le texte est ponctué d’apartés où il compare sa propre destinée d’enfant jadis abandonné à celle de la novice Madrigal, d’apartés aussi sur les recherches qui l’ont mené à ce personnage.

Cette manière originale d'entrelacer histoire, fiction et expérience personnelle découle naturellement de sa méfiance vis-à-vis de ce qu'il appelle «le psychologisme anachronique et trivial» du roman historique dont il démasque les pièges. Pour lui, il est parfaitement illusoire de tenter de cerner les motifs ou les intentions sous-jacents aux comportements de personnages ayant vécu il y a si longtemps. Comment, demande-t-il, les auteurs de romans historiques « sauraient-ils ce que pensaient des femmes ou des hommes ayant vécu il y a plusieurs siècles, alors qu'ils ne savent même pas ce que pensent leur fils ou leur conjoint?» Comment par exemple comprendre aujourd'hui qu'Ana soit si convaincue que son rang l'élève au-dessus de l'humanité ordinaire, «conviction si étrangère à notre monde égalitaire qu'elle rend aléatoires la biographie et le roman historiques»? Les vanités des grands, les querelles de préséances nous semblent aujourd'hui bien dérisoires ; et, pourtant, rappelle l'auteur, «à l'époque, des hommes en mouraient, surtout en Castille où le sentiment d'orgueil confinait à la démence». Aussi vaut-il mieux laisser parler les incertitudes et les doutes, qui tissent la trame d'un monde qui n'existe plus, plutôt que «d'habiller de scènes et de tableaux» ce que personne ne peut plus comprendre de l'intérieur aujourd'hui.

On retrouve tous les thèmes chers à Michel del Castillo : l'enfance bafouée, les manipulations du pouvoir, la passion farouche de la liberté, la chimère et l'illusion de toute vie. « Si elle ne constitue pas un mythe collectif de l’Espagne, l’histoire que je relate n’en possède pas moins un caractère symbolique puisqu’elle révèle, dans une société fondée sur les castes, la situation des oubliés de l’Histoire, notamment les femmes. En ce sens, sœur Ana de Jésus, l’une des deux filles de Don Juan d’Autriche, condamnée dès sa naissance à la réclusion dans un monastère, enfermée alors qu’elle n’avait pas sept ans derrière les murs d’un couvent, cette femme retranchée du monde des vivants et luttant pour recouvrer sa liberté montre, derrière les fastes et les pompes, l’obscur combat des consciences. »

Mais, malgré toutes les questions théoriques qu'il soulève, ‘’La religieuse de Madrigal’’ n'a rien d'un exercice gratuit ou d'un essai déguisé. Dans le style volontairement dépouillé et classique qui est devenu sa marque, il dépeint une farouche quête d'indépendance, offre au lecteur un récit captivant, gorgé de vie, irrigué de sang.

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Livré dès l'enfance à la guerre, aux bombes, aux camps, aux coups, à une errance sans fin, d'un enfer à un autre, Michel del Castillo semble condamné à arpenter perpétuellement un champ de ruines, à fouiller des décombres pour leur arracher, encore et encore, des lambeaux de sa vie, à les assembler, les recoudre afin de constituer un autoportrait à peu près complet. Sauvé d'extrême justesse, éprouvé jusqu'au plus profond de son être, il a su rester debout et continuer d'avancer. Il fait penser à l'’’Homme qui marche’’, à cette silhouette décharnée où Giacometti représente ce qu'il y a d'irréductible chez le rescapé, cet état ultime, cette force qui va, cette dernière force.

Aujourd'hui, cinquante ans de stabilité, le havre que lui offre sa belle demeure de La Calmette située à une dizaine de kilomètres de Nîmes n'ont pas éradiqué chez lui les peurs nées de son enfance. Chacun de ses romans se présente comme le retour attendu d’une entreprise inlassablement répétée : la fouille minutieuse des sédiments d’une mémoire et d’une histoire particulièrement tourmentées. Il le fait par un patient mouvement d’approche des régions enfouies, où les expériences personnelles entrent en connexion avec les rémanences du passé et de l’Histoire proche ou lointaine. Ce qu’il cherche avec tant d’obstination à mettre ainsi au jour, c’est un moi perdu, vers quoi son travail d’écriture n’a en fait jamais cessé d’être tendu.

Il est donc en proie à l’obsession d’une autobiographie que, pourtant, il prétend refuser, ayant vingt fois répété : « La littérature constitue, on l’a compris, ma seule biographie et mon unique vérité. » - « Je n’ai pas d’autre biographie que les livres, ceux qui m’ont fait et ceux que j’ai faits. Je suis un enfant des mots. » - « Quelle vie aurais-je bien pu écrire, quand j’ignorais ce que j’avais vécu? » - « C’est ce qui explique peut-être l’étrangeté de mon travail et la difficulté qu’éprouvent beaucoup à le définir : les matériaux existent bel et bien, ils relèvent de la réalité, ce sont donc des éléments biographiques, vérifiables ; d’un autre côté, ils appartiennent à la fiction, puisque je suis contraint d’inventer l’ordre des séquences, la succession des plans et jusqu’à leur valeur. Ni autobiographie, puisque ni vie ni sujet n’existaient, ni autofiction, puisque je ne suis pas le personnage que le texte bâtit : la tension entre une réalité folle et une mémoire disloquée. Les souvenirs me rendaient fou, je me suis donc inventé des récits probables, des hypothèses biographiques. Je ne dis pas la vérité, je la fais. » Ainsi, sa biographie véritable relèverait, non de la réalité, mais de la littérature, pour laquelle il refuse les étiquettes qui l’enfermeraient : « Pourquoi ne pas définir la littérature par la littérature? »

Il tente à travers l'écriture de trouver un sens, une cohérence à sa vie. «Je ne romançais pas ma vie, je biographais le roman », écrivit-il lors de la réédition de ‘’Tanguy’’ en 1995. L’image construite dans ce livre a été reprise, modifiée, élucidée dans les œuvres qui suivirent. Il ne comprend qu’ultérieurement ce qu’il a écrit, se taillant peu à peu un chemin dans le tissu de mensonges dont on a drapé sa mémoire.

Il est donc de ces écrivains qui labourent sans cesse leur même lopin de terre. De livre en livre, il creuse plus profond autour de cette blessure originelle de l'abandon et de l'errance, pour mettre au jour le morceau de contradictions dont il a, plus que pas mal d’autres, la conscience d’être issu. Il est sans cesse à la recherche de son pays imaginaire. Pour se sentir plus libre avec sa création, c'est-à-dire ce lieu secret, invisible, qui relie sa réalité à sa fiction, il a besoin de créer un espace issu de lui-même. Il se crée une histoire d'enfance, une fiction dans laquelle il n'aura pas de comptes à rendre à sa mémoire.

Aussi connaît-il « le formidable égotisme du créateur » qui a été « une des raisons majeures de [s]on refus d'enfants. Je savais que je les surprotégerais, et que, comme il n'y a que l'écriture qui compte pour moi, je serais monstrueux. Je le suis encore : au moment de l'écriture, rien ne m'atteint, pas même les événements très intimes. »

Cet enfermement dans la littérature lui permet, à la fois, de son propre aveu, d’éviter de vivre, de fuir sa perpétuelle angoisse, et de reconstruire sa vie. Ce qui fait de lui un grand écrivain, c’est qu’il est incarné. Il a été contraint, dès l'enfance, à se pencher sur les abîmes de l'âme. Son propre parcours à travers les bouleversements de l’Espagne et de l’Europe du XXe siècle fait que ses romans s’inscrivent souvent dans un contexte historique tragique. Les épisodes traumatisants qu’il a connus furent fondateurs de sa personnalité, de sa quête d’homme et d’écrivain. Il l’a bien définie : « Mon projet littéraire : non pas raconter un passé qui n’a pas existé, mais en bâtir un, afin que le futur puisse advenir. L’optimisme de la littérature, fût-elle noire, découle de l’écriture. Écrire, c’est surmonter le malheur. » Ses obsessions font de lui l'un des écrivains les plus émouvants de sa génération.

Lui qui, toute sa vie, demeura l'enfant meurtri, baladé, déchiré, d'une femme ogresse et d'un homme lâche, avare et arrogant se focalise tour à tour sur les deux monstres qu'il a eus pour géniteurs.

Sa mère d'abord car elle est le personnage clef. Dangereuse séductrice, il a vu en elle une sorcière fascinante : « Ma mère, comme Antigone, m'a fasciné car elle osait faire ce que beaucoup de femmes n'osent pas. Elle avait une incroyable énergie vitale, une volonté de vivre coûte que coûte, sans scrupule aucun, quitte à passer comme un bulldozer sur la vie de ses propres enfants. Ma mère n'avait pas d'excuse mais les circonstances historiques ont beaucoup pesé sur elle. Je veux comprendre avant de mourir. Comprendre ne veut pas dire pardonner. Je comprends Médée, Brasillach, mais je les aurais condamnés à mort. Ma mère naît en 1905 et meurt en 1993, donc la comprendre c'est comprendre tout un siècle. Ces monstres, chacun de nous les porte en soi. » Elle est devenue ainsi la redoutable génitrice d'une oeuvre douloureuse parce que le regard de l'enfant n'a jamais pu se détacher du sien. Toute son œuvre est obsédée par l’énigme de la figure maternelle car il sait mieux que personne qu’on ne guérit jamais d'avoir été trahi, et sa trahison à lui, sa plaie toujours vive, c'est sa mère. Il lui consacra quelques-uns de ses plus beaux romans, réinventant sans cesse ce personnage de sa biographie qui est en fait un personnage de fiction.

Le père n'arrive qu'en second dans son exploration littéraire. Homme du refus, de l'esquive, il est moins complexe. Il est démultiplié dans d’autres figures paternelles : le phalangiste, l'inquisiteur, le policier. Seul l'oncle paternel, véritable père adoptif, havre de paix dans un océan de tourmente, offre une image masculine adulte et positive, mais sa silhouette demeure toujours discrète.
Les livres de Michel del Castillo sont de ceux qui bouleversent une existence car on y trouve des sentiments authentiques, débarrassés de faux pathos et de mièvres artifices. Par rapport à Vargas Llosa qui prétend que l'écrivain atteint la vérité par le mensonge, Michel del Castillo propose une variante : « Il ne s'agit pas de trouver la vérité, mais de tenter d'en construire une. » Il pratique un doute lucide, ayant fait sien ce précepte de saint Jean de la Croix : « Pour arriver à ce que tu ne sais pas, tu dois passer par ce que tu ne sais pas ».

De ce fait, il est en lutte contre les idéologies, toutes celles qui enferment l'individu dans des cadres restrictifs. Car, comme il le souligne souvent, en citant un de ses grands maîtres, Dostoïevski : « L'homme est vaste, trop vaste. » Son écriture, qui creuse toujours un peu plus, pour comprendre, approfondit le thème de l’affrontement de l’individu et du monde. Il ne croit pas au progrès des idées, à l'humanisme : « Je suis un antirousseauiste virulent, je ne crois pas du tout à la bonté de l'homme. Je suis très méfiant, l'ordre moral peut revenir très vite. […] N'importe quoi mais pas cette pression de plus en plus sournoise contre les libertés individuelles, l'avortement. J'ai pour vieux réflexe de regarder la condition féminine, car c'est là que se jauge finalement l'état d'une société. Dans les années 60, la liberté sexuelle a commencé par les femmes, la pilule, puis toutes les minorités sexuelles ont été libérées. »
Aussi forte que ses personnages, aussi prégnante, l’Espagne est au cœur de la problématique littéraire du romancier qui a reconnu : « Mes profondeurs baignent dans l’hispanité, tantôt niée, tantôt exaltée. » Est repérable de livre en livre une succession de va-et-vient entre l’Espagne natale et la France, comme autant d’efforts déployés pour établir une topographie des régions reculées de soi et connaître enfin dans son entier le terreau, auquel il se découvre de plus en plus attaché par l’ensemble de ses fibres. Dans l’héritage hétéroclite de son pays natal, il affecte de choisir la meilleure part : « Je n’appartiens qu’à la langue, à sa musique en moi », tout en sachant bien que cela ne se peut car, enquêteur et objet de sa propre enquête, il cherche dans l'histoire de l'Espagne la clé de sa propre histoire. Qu'il l'aborde directement, la décrive, la décrypte, qu'il la parcoure dans l'errance, qu'il explore les temps les plus noirs de son passé inquisitorial, il fait de ce pays son territoire romanesque privilégié, il est soumis à l’inexpugnable mémoire d’Espagne.
Par ailleurs, Del Castillo fait part de sa passion vitale pour la lecture : « Dans la lecture de l'urgence, il s'agit de refuser la vie qu'on nous impose, quand elle nous mène à la mort ou à la folie. Une lecture dangereuse puisqu'elle vous mène à confondre le roman avec la vie et à voir tout votre entourage à travers le prisme du roman. » Il a écrit sur quelques-uns de ses auteurs favoris, dont Dostoïevski avec lequel il dialogue depuis ses treize ans, depuis qu’il a fait briller une lumière d'espérance dans la nuit des camps de redressement.

Il poursuit aussi une incessante méditation sur l’art et le rôle de l’artiste, donne de nombreuses conférences sur Mozart, Bach, la musique polyphonique, l’opéra et les grands compositeurs espagnols.
Au total, Del Castillo compose une œuvre dont l'originalité n'a d'égale que la profondeur, qui est une des plus puissantes de la littérature française d'aujourd'hui, une des plus cohérentes aussi et qui continue à rencontrer un écho très fort dans le public.

André Durand
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