Surtout ‘’La nuit du Décret’’, roman étudié dans un dossier à part






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títuloSurtout ‘’La nuit du Décret’’, roman étudié dans un dossier à part
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Les louves de l’Escurial’’

(1964)
Roman
Commentaire
Dans une Espagne hallucinée, se déploie la volupté de la mort.

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‘’Les aveux interdits’’

(1965)
Roman

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En 1967, un film de Serge Rouillet étant tiré de la nouvelle de Sartre, “Le mur”, l’écrivain demanda que le personnage de Pablo soit incarné par Michel del Castillo, comédien épisodique mais qui avait «la tête de l’emploi».

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‘’Gerardo Laïn’’

(1967)
Roman
Dans un séminaire en Andalousie, le jeune Gerardo Laïn vit une passion scandaleuse. Le visage d'un de ses camarades est venu lui cacher la figure de Dieu, et cet amour où il se perd le brûle et le ravit. S’affrontent, dans une longue et poignante lutte, la haute spiritualité et la dévotion routinière, voire hypocrite, l'âme et la chair, le pur amour et l'amour fou, les deux visages de l'absolu. Cette histoire infernale devient une tragédie.
Commentaire
Ce très beau livre âpre et cruel où, dans une odeur de fromage de chèvre, se mêlent des impressions de chapelle et de musique, où la plaine de Jaén plantée d'oliviers est tantôt blanchie par le soleil, tantôt bleuie par la lune, est d’une contention brûlante. Il ne pouvait avoir qu’une conclusion tragique qu'on reçoit, telle est la tension du récit, comme la pluie après l'orage. Michel del Castillo y laisse s’exprimer son homosexualité, mais son roman, malgré des analogies de situation et de psychologie, fait moins penser aux ‘’Amitiés particulières’’ de Roger Peyrefitte qu'à ‘’La ville dont le prince est un enfant’’, le chef-d'oeuvre de Montherlant dont il a la hauteur, témoignant d'une maîtrise et d'une perfection qu'il n'avait peut-être jamais encore atteintes.

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Les événements de Mai 68 atteignirent profondément Michel del Castillo. Il les considéra avec sympathie, mais exprima aussi ses réticences devant la rhétorique libertaire, étrangère à son tempérament.

En 1969, il écrivit, dans le ‘’Magazine littéraire’’, un article sur Soljenitsyne qui est avant tout une belle leçon de littérature.

En 1970, il écrivit un essai rageur sur l’affaire Gabrielle Russier, ‘’Les écrous de la haine. Vous avez tué Gabrielle Russier’’.

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‘’Les cyprès meurent en Italie’’

(1971)
Roman
À l'époque de la guerre d'Algérie, un cinéaste italien héberge un jeune Arabe recherché par la police française. Pourquoi un homme « arrivé » qui craint la pauvreté, qui n'est attaché à aucune idéologie et qui n'a que d'assez vagues idées de justice s'engage-t-il dans une affaire dont les implications multiples, et d'abord politiques, lui échappent?
Commentaire
Il faut évidemment voir en ce cinéaste italien un alter ego du romancier espagnol qu’est Michel del Castillo et penser que c’est lui qui s’exprime ainsi : « Que pourrait donc désirer celui qui possède tout? Je glisse à la surface des choses, je m'abandonne au courant paresseux d'une rivière ombreuse, j'observe les nuages. Parfois, une inquiétude me saisit. J'aspire à une autre vie, je m'amuse avec l'idée de changer d'existence... J'y renonce vite. Quelle autre vie pourrais-je désirer? J'ai réussi à toucher le sommet que la majorité fixe avec ardeur. De cette altitude, je contemple le paysage, qui est peut-être sublime. Que faire pourtant une fois qu'on est au sommet? Il reste à redescendre, je présume, si l'on ne veut pas mourir gelé. La glissade se fera sans secousses, insensiblement... Est-ce donc cela, vivre? Grimper et dévaler une montagne? »

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Le vent de la nuit

(1973)
Roman de 650 pages
En Algérie, dans la période post O.A.S., une magnifique histoire d’amour unit Stéphane, un ancien officier parachutiste, ancien partisan du putsch, « soldat dérisoire et inutile, engagé dans un conflit dont il ignore et les causes et le sens, mais solidaire, obscurément, de tout ce qui vit et qui lutte », et Carlotta, une jeune fille juive… Toute nuit cependant finit par accoucher du jour : Stéphane et Carlotta, enfants de la lumière, guettent l'aube qui donnera un sens à leur amour blessé.
Commentaire
Il n’y a rien de mièvre ou de moralisateur, aucune propagande, dans cette histoire d’amour, de révolte et d’attachement à la vie. Les sentiments de Stéphane sont décrits avec une minutie impressionnante. Et, surtout, Del Castillo déroule des phrases superbes.

Couronné par le Grand Prix des Libraires et le Prix des Deux Magots, le livre remporta un vif succès.

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Ce livre charnière marqua le début de la reconnaissance littéraire de Michel del Castillo qui n’a depuis cesé de se confirmer. Les romans qui siuvirent furent plus poétiques et peut-être plus optimistes.

En 1973, il découvrit l’existence cachée de ses demi-frères en lisant un roman envoyé par service de presse, consacré à un personnage dans lequel il reconnut sa mère et qui se révéla avoir été écrit par l’un d’eux.

La même année, atteint d’une pancréatite aiguë, il fut opéré à Marseille et resta près de deux mois entre la vie et la mort. Après une longue convalescence à Eygalières, au pied des Alpilles, il écrivit un gros roman :

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‘’Le silence des pierres’’

(1975)
Roman
La famille Etcheveyen est enfermée dans le huis clos d’un château où règne la pierre qui impose le silence. Le père, Étienne, émergé de ses cauchemars minables, rédige peut-être ses mémoires. Sa fille, Isabelle, est malade, vouée à la mort. La tante Mathilde noie de larmes ses pauvres rêves de midinette provinciale. Loïc n'en finit pas de quitter l'âge ingrat. L'oncle Bernard, fardé comme une geisha, raconte son Japon imaginaire et ajoute le travesti au drame. Maître et âme des lieux, la haute figure de Patricia domine ce huis clos. La vie, c'est peut-être Emmanuel. Patricia la frôlera d'assez près pour que la blessure reçue lui arrache son unique sanglot, son seul cri qu'étouffera le silence des pierres. Il y a un invisible personnage, à peine nommé et partout présent, à qui chacun s'adresse, qui retient Patricia, qui lui façonne ce caractère d'intransigeance à la limite de l'inhumanité.
Commentaire
‘’Le silence des pierres’’ est un roman puissant en suggestions. L’auteur, qui semble absent mais n’a pourtant jamais été aussi présent, sans le dire, réussit à faire comprendre au lecteur la parfaite corrélation entre le château et l’héroïne, l’un et l’autre emprisonnés dans leur condition. L’histoire est dramatique : les personnages, aliénés par la société, toujours à la limite de la folie, s’empêchent de vivre leur amour, leur haine, leur couardise. Est-il vraiment toujours bon de faire face à la vérité? de briser le silence? de s’exprimer? Et surtout, qui sommes-nous pour dire que c’est bien, pour dire que c’est mal?

En arrière-fond, l’aspect historique transparaît : les conséquences de la Seconde Guerre mondiale et les prises de position à cette époque où les extrémismes se rejoignaient sur certains points et notamment dans leurs mensonges.

Le roman est bien écrit, sans intellectualisme forcené.

Il a obtenu le prix Chateaubriand.

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À cette époque, Michel del Castillo rencontra Jean-Marc Roberts qui devint son ami et son éditeur durant de longues années.

Vivant retiré dans la campagne du Gard, il travaillait avec acharnement sans se mêler aux mondanités parisiennes, étranger au milieu littéraire.

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Le sortilège espagnol”

(1977)
Essai
En 1953, Michel del Castillo échappa à l'Espagne franquiste et gagna la France. Mais son pays le hante pourtant et il mène avec lui, dans ce livre, un dialogue passionné.

Le mal d'Espagne défini, il s'intéresse à la Castille, terre de passion « qui s'offre nue et sans fards aux regards des visiteurs », puis à l'hidalgo, cet être « qui n'oublie jamais qu'il est homme, c'est-à-dire un animal vertical et qui marche vers la mort avec le même apparent dédain que le torero qui se dirige vers le fauve, à pas lents et mesurés, l'étoffe rouge abaissée ».

Michel del Castillo ne pouvait, bien sûr, ignorer Don Quichotte. Qui est-il? Un protestataire, un justicier, un individualiste, un idéaliste qui refuse d'accepter la société telle qu'elle est, mais qui n'agit pas toujours de façon incohérente pour peu qu'on réfléchisse.

Il oppose Don Juan et Carmen, le séducteur et la femme forte : « Don Juan, en 1978, ne voit plus en Carmen un objet à conquérir, à posséder. Il regarde maintenant Carmen et il admet implicitement qu'elle soit son égale. »

Puis l'auteur, las peut-être de trop réfléchir, se laisse un moment bercer par le « Chant des Espagnes » : la Barcelone de sa jeunesse, un pèlerinage au Pays Basque, l'ensorcelé de Séville, l'Andalou cet exilé : « L'Andalou vacille au sommet du temps, il s'avance dans la vie comme un sphinx : qui suis-je? Et il fait une cabriole. Il prodigue ses dons, il jette ses talents, il se dépense sans compter pour rien, pour oublier le temps qui passe. Mais derrière son rire, vous entendez l'angoisse. »
Commentaire
Michel del Castillo, dans ce livre d'une grande richesse, hommage à sa patrie charnelle, une bonne initiation à la mentalité et à l'histoire présente de l'Espagne, a brassé tous les problèmes qui lui venaient à l'esprit. Comme Ortega Gasset qui assurait : « L'Espagne est une douleur énorme diffuse »  et comme Unamuno qui se plaignait : « Me duele Espana » : « J'ai mal à l'Espagne », il sait parfaitement exprimer ses souffrances et ses espoirs pour ce pays qu'il aime profondément et dont il pourrait écrire, tel Unamuno : « Tout comme cette terre espagnole, tombe et berceau, me saisira, je l'espère, dans l'ultime étreinte de la mort, ses paysages m'arrachent l'âme.»

Il a confié : « Avant de savoir parler, avant de me sentir capable de lier entre elles les sensations qui m'écorchaient, je suçais le poison de l'Espagne. La langue qui m'avait engendré cachait le maléfice des hérétiques pourchassés, des poètes assassinés. Plus que ‘’Tanguy’’, mémoire de fiction, ‘’Le sortilège espagnol’’, parce qu'il élabore et comprime les souvenirs, renferme non pas ma vérité, mais la lente conquête d'une authenticité littéraire. Il montre le passage d'une existence invivable à une langue habitable. C'est un livre de transition, qui traverse toute ma vie. Ce texte trahit l'Espagne par le détachement français, mais c'est pour mieux réintroduire la passion espagnole. Il marche de biais, en crabe, et il finit par tourner en rond, dessinant ce cercle an centre duquel les gitans situent leurs sortilèges. »

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En 1977, Michel del Castillo produisit une série télévisée, ‘’La saga des Français’’ pour Antenne 2.

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La nuit du Décret”

(1981)
Roman de 310 pages
En 1975, le narrateur, Santiago Laredo, un jeune inspecteur à la section financière de la police espagnole à Murcie, marié et père de deux enfants, est muté de Murcie à la brigade criminelle de Huesca. Ce n’est pas à proprement parler une promotion : Huesca est un trou, au fin fond d'une province où il ne se passe quasiment rien. Les policiers s'y morfondent. Les chats y meurent (ce n'est pas seulement une image : un fou étrangle par centaines des chats dont il accumule les cadavres dans sa cave... mais Laredo ne le sait pas encore). Il se réjouit d'abord de sa nouvelle affectation qui sera peut-être l'occasion, du moins, l'espère-t-il, pour sa femme, Pilar, et pour lui-même, de repartir sur de nouvelles bases : depuis plusieurs années, leur couple s'enlise dans la monotonie et le silence. Mais il ne tarde pas à ressentir une inquiétude grandissante. Il reçoit de tous côtés des informations à la fois vagues et inquiétantes sur son futur supérieur hiérarchique, le directeur de la Sûreté de Huesca, Don Avelino Pared, un vieil homme, proche de la retraite, qui a réussi à surnager malgré l’avant et l’après franquisme. Tous ceux de ses collègues qui ont eu affaire à lui le lui dépeignent comme un personnage énigmatique, «au regard minéral», capable des pires cruautés. Ce serait un homme dont il faut se méfier, qui cache, sous des dehors modestes et puritains, une sorte de passion fanatique et inhumaine de l’ordre.

Intrigué, Laredo mène une enquête avant de gagner Huesca. Il compulse des dossiers, interroge systématiquement ceux qui ont connu Pared, se rend même sur les lieux où ce dernier a passé son enfance. Au fil des témoignages, il apparaît pourtant de plus en plus nettement comme un monstre. Sa période de gloire, si l’on peut dire, s’est située à la fin de la guerre civile. Dans les années 1938-39, époque où il travailla comme commissaire spécial chargé de la pacification, non content d'envoyer des milliers d'hommes à la mort, y compris celui dont il décida ensuite - choix plutôt morbide ! - d'épouser la fille, il manifesta un goût particulier pour la torture mentale, utilisant les moyens les plus indirects, les plus subtils, pour humilier et anéantir les adversaires les plus courageux, les plus estimables. Tel l'anarchiste catalan Ramon Espuig qu’il s’appliqua, des mois durant, à séduire, faisant appel à son intelligence, à sa culture, à sa sensibilité, pour l'amener finalement à trahir sa cause. Bientôt, chez Laredo, «la curiosité distraite» qui l'animait au début se mue en «une sorte d'avidité tremblante». Fasciné, happé par ce personnage énigmatique, il découvre les multiples facettes de sa mystérieuse et inquiétante personnalité et se prend à éprouver un incompréhensible sentiment de fraternité avec ce «policier métaphysique», qui lit Cervantès en prenant ses repas, qui fut un strict défenseur de la Loi, qui a sévi pendant la Guerre Civile alors que, pour lors, Franco est en train de mourir.

À son arrivée à Huesca, le jeune inspecteur s'étonne d'être accueilli presque chaleureusement par le glacial directeur de la Sûreté. Il s'étonne encore bien davantage de découvrir que Pared possède sur lui, comme sur soixante-dix mille autres êtres humains, un dossier absolument complet. Son étonnement se change en angoisse quand il apprend que sa mutation à Huesca a été demandée par Pared en personne. Il comprend pourquoi son chef l'a fait venir, quelle connaissance précise il a d'un passé entaché d'une grave faute et quelle ressemblance il a vu entre eux, car il sait, lui aussi, tout du passé de l'autre. Il a même découvert ce sur quoi Laredo, au cours de son enquête sur Pared qui l’a fait marcher vers son propre secret, a été amené à se pencher, à repenser à ce qu’il considère comme la clé de sa vie : le jour où, dans son enfance, à cause d’une phrase prononcée, il a perdu confiance en son père, s'est à jamais voué au soupçon, à la défiance et, d'une certaine façon, au malheur. C'est à cette époque qu’il commit son premier acte de cruauté, une lettre anonyme par laquelle il a brisé la vie d'un instituteur homosexuel qu'il aimait, un être qui «paraissait voué au bonheur» et dont «l'intrépide confiance» lui était insupportable. Et, dans le dossier que Pared lui donne à lire, Laredo apprend aussi que son père, officiellement garde civil, était en réalité un anarchiste. Cela signifie que sa défiance à lui se fondait sur un malentendu. Autant dire qu’en découvrant une vérité qui n’était pas bonne à connaître, sa vie entière perd d'un coup son sens.

Il ne lui reste plus qu'à quitter l'Espagne pour tenter, ailleurs, en France où il a fui et où il mène une vie tranquille, d'oublier et de survivre. Or ce dénouement coïncide avec la mort de Franco au terme d’une longue agonie. La liberté collective et la lucidité individuelle, toutes deux chèrement payées, ne seraient-elles qu'un leurre? C’est ce qu’exprime le narrateur à la fin : «J'avais découvert qu'aucun homme n'échappe au passé... La ville, la province, le pays tout entier participaient, par-delà le tapage et l'activité frénétiques, d'une mémoire souillée de sang, hantée de cadavres
Pour une analyse, voir CASTILLO - ‘’La nuit du Décret’’

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‘’La nuit du Décret’’ obtint le prix Renaudot.

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